People Welfare Center en INDE

L'association Planète I.D.E.A.L. souhaite développer son action avec le concours des associations locales.
Ces dernières connaissant les réels besoins sont à même de cadrer au plus juste l'action qui doit être développée et bâtit par Planète I.D.E.A.L.
Ensuite, les partenaires terrain assure la mise en place, le suivi, le retour d'expérience ... auprès de Planète I.D.E.A.L.


 

PEOPLE WELFARE CENTER (PWC)


Cette association est notre tout premier partenaire local.

Basée à Marakkanam, à 35km au nord de Pondichéry, elle est dirigée par Robert KENNEDY qui après avoir fait des études supérieures, a décidé de consacrer le reste de sa vie au bien être des populations défavorisées appelées DALIT ou Intouchables.

Marakkanam est un village côtier qui borde la baie du Bengale.
Les Intouchables, quand ils trouvent un travail, cueillent le sel, travaillent la terre, lavent les latrines...
Toutes les basses besognes leur sont réservées. Ils sont sous-payés (moins de 1€/jour) pour des travaux très durs, et sont parfois utilisés en esclavage (pas de salaire) et mal traités.
Même leur ombre ne doit pas toucher la plus basse des castes.
carte

PWC est une association non gouvernementale, apolitique et à but non lucratif qui a été créée en 1997. Elle conduit des programmes socio-économique dans plus de 20 villages dans les districts de Villupuram et Kanchipuram.

Ses missions se concentrent sur les thèmes de la scolarité des enfants, et de l'auto-suffisance des intouchables.
A cet effet, PWC soutient des classes du soir, anime et soutient des groupes d'entraide de femmes afin de développer une activité économique générant des revenus, organise des formations comme la couture, informe les villageois sur leurs droits sociaux, accompagne les projets et cherche les financements.
PWC a aidée jusqu'à ce jour plus de 2500 enfants au travers de ces classes du soir.
L'association a aussi créé 65 groupes d'entraides de femmes leur permettant de mettre pour le village quelques roupies de côté.
La population rurale a ainsi compris l'importance de la scolarisation de leurs enfants.
Les enfants dont les capacités leur permettent de continuer les études et que PWC a pu aider sont employés dans différentes entreprises.
Certains produits comme des vêtements que vous portez ont peut-être été produit par leurs mains.

Les collaborateurs de PWC





Robert Kennedy, Président de l'association PWC.
Robert est l'interlocuteur privilégié pour la gestion budgétaire de toutes les activités que Planète I.D.E.A.L. entreprend.
Il est en particulier le responsable local du travail à réaliser pour le projet Centre de Formation.




Elumalaï, Responsable de l'animation des groupes de femmes.
il a en charge le suivi des projets de développement pour le compte de Planète I.D.E.A.L. comme la production de cordes ou de nattes.




Sudhakar, Responsable de l'animation des Classes de Soutien. Il accompagne les institutrices et rencontre les parents. Il a en charge le suivi des classes et la production du rapport d'activités des classes pour le compte de Planète I.D.E.A.L. et des parrains.

Le Système des Castes

Selon les textes religieux, la société est divisée en 4 grands ordres (appelés «varnas»), qui seraient issus du corps d'un Dieu :
•                Les Brahmanes, sortis de la bouche, qui seuls ont droit à la connaissance des rituels et textes sacrés sanskrits, sont chargés de l'enseignement religieux.
•                Les Kshatriyas, venus du bras, appelés souvent guerriers ou princes, ont le droit de protéger la terre.
•                Les Vaishyas, issus de la cuisse, appartiennent aux fonctions de production et de commerce.
•                Les Shudras, sortis des pieds, servent les castes supérieures. Ils sont paysans, artisans.
Chacun des groupes principaux est à son tour divisé en d'innombrables groupes et sous-groupes appelés « jatis ». On naît dans une « jati » et on ne peut en sortir, alors qu'autrefois l'acquisition du savoir permettait de changer de caste et même de devenir Brahmane.
Les différentes « jatis » désignaient le plus souvent une activité professionnelle et aucune caste ne pouvait vivre en autarcie dans ce système complexe et hiérarchisé. Mais l'apparition de nouveaux métiers a transformé l'appartenance à une caste qui relève maintenant essentiellement de la naissance et non plus du métier.

Les Intouchables ou DALIT

Gandhi les appelait « Harijans » c'est à dire  « enfants de Dieu ». On les nommait « intouchables », mais ils préfèrent se désigner eux-mêmes du nom de « Dalits »ce qui veut dire  « hommes brisés ».
Les Dalits, considérés comme impurs, sont rejetés « hors caste ». Ils sont voués aux tâches ingrates ou jugées impures, telles que l'équarrissage, le nettoyage des latrines et des égouts, la crémation des morts, le travail du cuir.
Les Dalits constituent environ 17% de la population indienne (170 millions d'habitants). Ils sont présents dans tous les états de l'Inde avec toutefois un pourcentage plus élevé dans les zones rurales et les états du Sud (plus de 20% au Tamil Nadu).
L'intouchabilité concerne essentiellement l'hindouisme mais elle se retrouve aussi dans les communautés musulmanes, chrétiennes et sikhs. Être Dalit, c'est souffrir de l'oppression des hautes castes mais aussi des plus basses castes se trouvant juste au dessus. Dans les villages, le quartier des dalits est situé à l'écart des autres quartiers. Ils évitent d'entrer dans les zones habitées par les castes élevées où ils sont obligés  d'observer certaines règles de comportement. Ils n'ont pas accès à leurs temples, leurs puits, ne sont pas autorisés à entrer dans leurs maisons. L'accès aux ressources naturelles et communes du village (zone boisée, réserves d'eau, de poisson, arbres fruitiers,..), était interdit, il y a peu de temps encore. Il est souvent restreint et il doit être négocié en permanence.

Le travail forcé au village reste une pratique courante : il s'agit d'activités non rémunérées, au service personnel des hautes castes. S'ils ne s'y soumettent pas, les Dalits subissent un ostracisme ou un boycott social, on ne leur donne plus de travail au village. La ségrégation est plus violente dans les zones rurales : brimades, mauvais traitements, sévices, viols, meurtres souvent impunis. Depuis 1989, une loi prévoit un dispositif juridique destiné à poursuivre les responsables de ces violences. Encore faut-il avoir assez d'éducation et de courage pour surmonter la peur des représailles et aller porter plainte au commissariat…
Lors du tsunami de 2004, on a pu constater que les discriminations subsistaient parmi les victimes de cette catastrophe. Dans certaines zones, ils n'ont pas été autorisés à rester dans les camps d'urgence, n'ont pas pu ainsi bénéficier des aides, des distributions d'urgence et les autorités publiques ont négligé leurs zones d'habitation lors des opérations de réparations, de nettoyage,…Ils furent obligés de nettoyer et de ramasser les corps, sans gants ni masques de protection pour un salaire de misère, sans prime, ni logement, ni nourriture.
Traditionnellement, ils n'ont pas le droit d'être propriétaires de terres. 80% des Dalits sont ouvriers agricoles saisonniers et ouvriers non qualifiés dans la construction et l'industrie de sous-traitance. 80% des ouvriers agricoles sont Dalits…
Si dans les villes, la ségrégation s'estompe du fait de la promiscuité obligatoire et parfois de l'ignorance des origines de chacun, de nouvelles règles s'instaurent tout de même dans certains quartiers. Un Dalit instruit et ayant un poste élevé se verra encore régulièrement agressé verbalement sur ses origines et ceci malgré son éducation.

Selon le Dr Gopal GURU, professeur de sociologie : « Aujourd'hui encore, cette ségrégation sert de couverture à l'exploitation économique. La plupart des Dalits n'ont toujours pas le droit de traverser la frontière invisible qui sépare leur quartier du reste du village. Mais rien n'empêche une domestique Dalit, dont l'ombre même pollue, de masser le corps de sa maîtresse. Des hommes de haute caste, pour leur part, ne voient aucun mal à violer une Dalit, ni à fréquenter des prostituées de basse caste, … qui commettraient un sacrilège en les touchant par accident dans la rue. »

(Merci à Camille de Planète Urgence pour ces informations)



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Les Actions en cours avec PWC

Parrainage Formation
Parrainage de Classes
Parrainage Etudiant
Parrainage d'un projet d'activité économique
Kit Scolaire
Projet Protection Pluie
Projet Centre de Formation

Les Actions réalisées avec PWC

Parrainage classes réalisés
Projet Kit Institutrice
Parrainage tableaux réalisés
Projet Trépied
Projet Rénovation
Parrainage Eclairages réalisé
Projet Nattes Réalisé
Projet Cordes Réalisé
Projet Nattes Réalisé
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